Palmarès

Grand Prix 2017

Né à Thorigny sur Marne le 22 septembre 1956, Philippe Berthet, notre lauréat 2017, décroche son baccalauréat au Lycée Français de Bruxelles en 1974. Par la suite, Philippe Berthet suit, durant trois ans, les cours de bande dessinée dispensés par l'Institut St Luc. II suit les cours de l'atelier "R" dirigé par Claude Renard. Ses condisciples y ont pour nom Cossu, Foerster, Schuiten, Sokal, Goffin... Comme eux, il publie ses toutes premières planches en 1978 dans "Le 9e Rêve", un ouvrage collectif et à tirage limité qui rassemble les travaux de fin d'études des élèves de cette école. Parallèlement, avec Andréas, il profite de l'enseignement du vétéran, Eddy Paape, dessinateur de "Jean Valhardi" et de "Luc Orient". Il collabore ensuite à quelques fanzines et à "Curiosity Magazine" puis fait une entrée remarquée dans Spirou, où, sur un scénario de Antoine Andrieu ("Un copain de lycée"), il dessine "Couleur Café" en 1980, mettant en scène le personnage de Lloyd, un dandy énigmatique qui résout une surprenante énigme. Prix Spatial "création et style" en 1981, Philippe Berthet, associé à Cossu, réalise pour les éditions Glénat "Le Marchand d'Idées, 1981/82", premier tome de l'extraordinaire tétralogie de John Diller, voyageur du temps. En 1982, le journal Spirou est confié à un nouveau rédacteur en chef : Philippe Vandooren. Berthet trouve en lui un homme à l'écoute de ses rêves et de ses aspirations graphiques. Sous son impulsion, il signe avec Andréas deux courtes BD fantastiques : "Hiver 51 et Été 60", nouvelles maintenant éditées en album sous le titre de "Mortes Saisons". En 1983, François Rivière et José-Louis Bocquet adressent le scénario des premières enquêtes du "Privé d'Hollywood" (Hippolyte Fynn, un détective qui enquête dans le milieu cinématographique hollywoodien) à la Rédaction de l'hebdomadaire de Dupuis. À la demande de l'éditeur, Berthet en assure l'illustration. Ces trois auteurs français ont obtenu la sonnaille d'argent (destinée à récompenser la meilleure B.D. parue dans la presse et non en album) du festival de Sierre 84 pour "Le privé d'HoIlywood". L'album a également reçu le "prix Chlorophylle 85", prix du public, au festival de Durbuy. Malgré tout, Berthet trouve difficile la collaboration avec les deux auteurs, qu'il ne cottoie que pour raisons strictement professionnelles, sans vraiment les connaître, alors qu'il avait pris l'habitude d'une convivialité complice. Il en résultera cependant trois albums. Parallèlement, en 1985, il adapte Dracula, d'après Bram Stoker, dans Je bouquine et livre quelques histoires brèves dans l'ouvrage Rêve de chien (aux éditions Glénat en 1987). De 1987 à 1988, Berthet publie avec Philippe Foerster dans Spirou l'étrange "Oeil du Chasseur" et, en 1989, " La Dame, le cygne et l'ombre" en collaboration avec Dominique David. "Pour moi, révèle Berthet, Dominique est bien davantage qu'une simple scénariste occasionnelle. Si elle est bien connue des bédéphiles comme créatrice de "Jimmy Boy" dans Spirou, elle est par ailleurs ma femme et la mère de ma fille ! En 1990, sa rencontre avec Tome ("Le petit Spirou" et "Soda") marque un nouveau tournant décisif dans sa carrière. Ensemble, ils réalisent "Sur la Route de Selma", un poignant et superbe thriller noir paru dans la fameuse collection "Aire Libre" (Dupuis), l'année suivante. En 1992, fort de cette expérience gratifiante, Berthet franchit un nouveau pas important. C'est à la fois comme scénariste et dessinateur qu'il s'attèle alors à l'élaboration d'une album intitulé "Halona" également paru dans la collection "Aire Libre" (Dupuis). "Cela m'a coûté bien des angoisses, avoue-t-il. Même si je suis maintenant fier du résultat, je dois reconnaître que l'accouchement fut douloureux. Il faut dire aussi que le sujet était ambitieux. Je récidiverai peut-être un jour. Mais je m'aperçois que je prends un plaisir plus intense à mettre en images l'histoire de quelqu'un d'autre". Ce quelqu'un d'autre porte depuis 1994 le prénom de Yann. Il aura pourtant fallu une bonne dizaine d'années pour que leur association devienne effective ! La popularité de "Pin-Up (Dargaud) prouve en tout cas désormais qu'elle était un passage obligé dans la prodigieuse carrière des deux auteurs. Comme Yann ("Colt Walker"/Dargaud), mais renouant ainsi avec Foerster, Berthet s'est depuis lancé dans un western : "Les Chiens de Prairie" (Delcourt). "Un vrai challenge, car je n'avais jamais dessiné un cheval !". En mars 1998 sort le quatrième album de Pin-Up chez Dargaud.

Prix Spécial 10 ans de Diagonale

Philippe Geluck est né à Bruxelles le 7 mai 1954. Déjà tout petit, il décide qu'il deviendrait comédien. Dès 1975, il joue au Théâtre National de Belgique ("Roméo et Juliette", "l'Opéra de Quat'sous", ... ou bien encore "les oeuvres de Chaval et Copi"). Rapidement, il a les honneurs du petit écran où il anime plus de mille émissions au ton ironique, et cela depuis 1978. Citons parmi eux "Lollipop", "L'esprit de famille" et "le Jeu des dictionnaires". En 1982, il crée un one-man-show, "Un certain plume", de Michaux, avec lequel il recueille un succès énorme. Il participe en 1983 au film d'André Delvaux "Benvenuta" ainsi qu'au téléfilm de JL Colmant, "Jackson et le Mnémocide", d'après le scénario de Jean Van Hamme. Avec "Un peu de tout..." Geluck remporte le prix de l'émission la plus drôle à la Rose d'Or de Montreux. De 1988 à nos jours, il participe, à la RTBF (radio et/ou télé) , au "Jeu des Dictionnaires", à "l'Empire des Médias" et à la "Semaine Infernale" (où naîtra "Le Docteur G. répond à vos questions"). Ses apparitions médiatiques se caractérisent toujours sous l'empreinte de l'humour. Aujourd' hui, Philippe poursuit en France, et avec brio, une carrière télé déjà bien remplie en Belgique. Parallèlement, Philippe dessine. A 14 ans, il publie ses premières illustrations dans "Azimut", une petite brochure de la régie Renault. Il est également présent dans "l'Oeuf", un mensuel d'humour destiné au corps médical, et dans "Clé pour la Musique". Il expose des dessins et des aquarelles à Londres, Paris, Milan, Copenhaghe et Dallas. Il réalise également trois livres pour enfants d'après "Lollipop" aux éditions Labor-Nathan en 1984 et participe à l'éphémère magazine "Jouez avec Quick et Flupke", aux éditions Casterman en 1987 et 1988. Le 22 mars 1983, une sorte de gros chat à lunettes, affublé été comme hiver d'un large manteau croisé, fait sa première apparition dans "Le Soir". Ce personnage, au caractère tranchant et à la logique tortueuse mais imparable, apportera aux cartésiens amateurs d'humour, une multitude de leçons de bon sens. Le Chat est un anti-héros pur et dur. Il est gras, imbu de lui-même, mais il cause. Il donne son avis sur tout et sur rien - surtout sur rien - et n'hésite pas à infliger aux malheureux lecteurs du quotidien des mots d'esprit, des calembours et des gags douteux qui en font vite une star de tous les amateurs d'humour. Le premier album, paru en 1986, révèle ce succès, qui ne s'est pas démenti depuis. C'est que chaque album du "Chat" (chez "Casterman") est une véritable "grammaire" du rire, Geluck y osant tout, du plus effroyable jeu de mot aux effets subtils avec les codes de la bande dessinée. Fin 1990, Casterman publie "Le Docteur G répond à vos questions", un livre illustré par Philippe Geluck et inspiré de son émission "La Semaine Infernale". "Le Chat" sera publié en France dans "Sud-Ouest", "Ouest France", "Le Progrès", "Le Dauphiné Libéré", "V.S.D", "Le Midi Libre", "l'Illustré", "Les Clés de l'Actualité", "Today in English", "Info Matin", "Télévision Le Mensuel" et bien sûr "A Suivre". Le Chat est actuellement traduit en Anglais, en Espagnol, en Allemand, en Portugais, en Italien et en Néerlandais ... un succès planétaire donc ! Philippe Geluck nous fera certainement encore beaucoup rire.

Prix du Meilleur Album 2017

Dans l’Angleterre victorienne, Lisbeth, une domestique plutôt discrète, vient d’entrer au service d’Édouard, un noble irritant de suffisance, provocateur et blasé. Habitué à choquer son entourage par le récit de ses frasques, ce jeune dandy découvre en sa nouvelle servante quelqu’un de moins docile et impressionnable qu’il ne le croyait. Face à ses piques, celle-ci reste imperturbable, ne répondant que par un regard empreint de compassion sincère. Entre les deux, malgré leurs disparités sociales, une étrange complicité va naître au gré de joutes verbales plus ou moins intenses. De servante, Lisbeth va devenir confidente, en dépit des règles régissant la maisonnée, provoquant quelques jalousies chez les autres domestiques…
Hubert et Virginie Augustin  remportent le Prix du Meilleur Album 2017 Pour "Monsieur désire ?"  chez Glénat

Meilleure série 2017

Au menu, cinq histoires ambiance « western » dont les héros, Gus, Clem et Gratt, accessoirement occupés à attaquer banques et trains, cherchent activement l’âme sœur. Nous avions découvert un échantillon de cette série, Nathalie, dans le Pilote Spécial Noël : planqué avec ses copains dans une cabane perdue au fin fond de l’Ouest sauvage, Gus vit les affres de l’amour presque platonique (ce « presque » est très énervant) avec Nathalie, une femme aux orgasmes ébouriffants (en solo), qui va épouser un homme « exceptionnel » dont elle est « très éprise ». En clair, Gus n’arrivera pas à coucher avec elle. Cette première aventure donne le ton des suivantes : Gus, Clem, Gratt ; El Dorado ; Linda Mc Cormick ; Isabella. On y voit les trois copains en virée à El Dorado, « l’endroit ultime », la ville où les femmes sont libres...
Le Prix de la Meilleure série 2017 revient à GUS de Christophe Blain, une série en 4 tomes publiée chez Dargaud

Grand Prix 2016

Né à Argenteau le 17 janvier 1946, François Walthéry, notre lauréat 2016,  est aiguillé à seize ans vers certains ateliers pratiques de Saint-Luc à Liège où on a senti que l'adolescent était doué pour le dessin, tout en n'ayant pas encore la maturité pour suivre les cours généraux destinés à des étudiants de loin ses aînés. Un voisin de Cheratte, le dessinateur Mittéï, lui donne quelques conseils de perfectionnement et, dès 1962, les scénarios d'une vingtaine de gags de "Pipo" qui sont acceptés pour Junior, le petit frère de Tintin
En 1963, sa carrière s’accélère lorsqu’il est embauché, à 17 ans, comme assistant dans le studio Peyo. Il y rencontre Derib, Bennet viendront s'y adjoindre Gos, Lucien De Gieter, Marc Wasterlain et bien d'autres. Il commence par dessiner une partie des décors de la Schtroumpfonie en ut, puis il reprend les séries Jacky et Célestin de 1963 à 1964 et enfin Benoît Brisefer en 1964 dont il dessine quatre albums jusqu'en 1972.
En 1970, pour Le Journal de Spirou il crée le 26 février 1970 avec Gos et Delporte la série qui le rendra célèbre, Natacha.
En 1972, à la mort de son père, il quitte le studio Peyo et crée une nouvelle série, Le Vieux Bleu sur un scénario de Cauvin.
Il continue à contribuer au Le Journal de Spirou en publiant régulièrement des courtes histoires de deux à quatre planches ou des couvertures pour des numéros spéciaux.
Dans l'une de ses nombreuses illustrations, il met en images un célèbre poème de Victor Hugo, Vieille chanson du Jeune temps, publié pour la première fois lors du numéro spécial du 14 janvier 1974 (exploité depuis par certains professeurs de français).
En 1988, il passe chez Marsu Productions où il continue de publier son héroïne Natacha mais aussi Le P'tit Bout d'chique.
En juillet 1989, il épouse sa femme actuelle et en décembre 1989 a son premier enfant.
Regrettant le fait que chaque dessinateur travaille dans sa tanière, il décide d’aider des dessinateurs comme Casten, Georges Van Linthout ou Dragan de Lazare. En 1993, il crée le personnage de Rubine. « Rubine est un personnage que j’ai créé, mais que je n’ai pas eu le temps d’exploiter personnellement. Je tenais cependant à ce qu’elle vive des aventures. Aussi, Mythic et moi-même avons déniché Dragan de Lazare, jeune dessinateur serbe talentueux… Il a dessiné tout le récit et j'ai assuré pour les albums 2-3-4 quelques mises en page.
En 2011, il publie le Vieux-Bleu 2.

Meilleur album 2016

1914. Sur une île bretonne, tous les hommes sont mobilisés, sauf Maël : un rêve au milieu des femmes esseulées...
La Première Guerre mondiale vide une petite île bretonne de ses hommes. Il ne reste plus que les enfants, les vieux et les femmes. Parce qu’il a un pied-bot, Maël n’est pas mobilisé. Il devient le seul homme, jeune et vigoureux, de l’île… bientôt facteur, bientôt amant…

Didier Quella-Guyot et Sébastien Morice reçoivent le prix du meilleur album 2016 pour Facteur pour femmes chez Bamboo.

Meilleure série 2016

Le dernier printemps est avant tout un roman d’amour. Martin Mahner, le héros, est un soldat de l’armée nazie posté dans le Sud de la France. Très vite on s’aperçoit qu’il est l’amant d’une “Française”, Catherine, venue s’installer en ex-zone libre avec son mari Xavier Gance, quelques années auparavant. Notre héros narre son histoire. Redémarrant sur un flash-back, le récit nous plante à Berlin, dans le décor sinistre de l’Allemagne de la crise et de la montée du nazisme.
La force du scénario et la rigueur presque expressionniste des dessins laissent le lecteur captivé. Le dernier printemps est une démonstration magistrale en matière de BD tant par ses qualités littéraires que par la dynamique des images et de leur “mise en mouvement”La meilleure série 2016 revient à Amours fragiles de Philippe Richelle et Jean-Michel Beuriot, une série en 7 tomes chez Casterman

Grand Prix 2015

Étienne Davodeau, notre lauréat 2015, est né en Anjou le 19 octobre 1965. Il entreprend des études d'arts plastiques en 1985 à Rennes, et fonde avec quelques amis, dont Joub, Jean-Luc et Fred Simon, le studio BD Psurde. Cette petite structure éditoriale leur permet de publier leurs premiers travaux, dont un album collectif, La Vie Tourmentée d'Ernest Formidable. Après avoir décroché sa licence d'arts plastiques, Étienne écrit un scénario qui deviendra en 1992 le premier tome de la trilogie Les Amis de Saltiel, publiée chez Dargaud. Deux ans sont nécessaires à l'élaboration de son livre suivant, un récit de 100 pages intitulé Le Constat, où éclate au grand jour son sens de la narration. Viennent ensuite Quelques Jours avec un Menteur, chronique sélectionnée pour l'Alph-Art du meilleur scénario au festival d'Angoulême en 98, puis Le Réflexe de Survie, pressenti pour l'Alph-Art du meilleur album l'année suivante. La Gloire d'Albert et Anticyclone sont les deux premiers polars d'une trilogie qui s'achève aujourd'hui avec la publication de Ceux qui t'aiment, chronique sarcastique sur les rapports entre supporters et footballeurs milliardaires. En 2001 Étienne Davodeau avait interrompu la réalisation de ce triptyque pour réaliser Rural! . Grâce à ce véritable reportage en bande dessinée, il confirmait son choix - peu fréquent en bande dessinée - d'inscrire le monde réel au coeur de son travail. Cette singularité ne l'enferme pas pour autant. Il s'intéresse à l'expérimentation narrative avec L'Atelier, (exercice d'improvisation totale) et à la bande dessinée pour enfants ( il scénarise les aventures de Max & Zoé, dessin de Joub). À la suite de la publication de Rural!, il est promu directeur de collection au sein des Éditions Delcourt, où son travail consiste à inciter d'autres auteurs à franchir le cap du «récit du réel». Il travaille aussi en ce moment, avec David Prudhomme au dessin, à l'adaptation en bande dessinée de l'unique et méconnu roman de Georges Brassens, La Tour des miracles.

Meilleur album 2015

1868. L’aventurière Claire Dulac s’envole à bord de son ballon pour faire ce qui doit être la plus grande découverte scientifique de l’époque : prouver l’existence de l’éther. Alors que son but est désormais à portée de main, un nuage d’éclairs s’abat sur sa montgolfière, mettant ainsi un terme à ses rêves les plus fous. Un an plus tard, son mari Archibald et son fils Séraphin reçoivent une étrange missive en provenance de Bavière. Son auteur anonyme prétend avoir retrouvé le carnet de la défunte exploratrice et les somme de venir le rejoindre au plus vite. Quelque peu troublés par cette nouvelle mais aussi poussés par leur curiosité, ils décident tout de même de répondre à la mystérieuse invitation de leur interlocuteur. Dans le même temps, deux hommes aux intentions peu recommandables tentent déjà de les empêcher de partir…
Alex Alice reçoit le prix du meilleur album 2015 pour le Château des étoiles chez Rue de Sèvres.

Meilleure Série 2015

La meilleure série 2015 revient à Gung Ho, une fresque SF aux allures de grande saga, servie par un dessin virtuose et spectaculaire ! Dans un futur proche, la "plaie blanche" a presque complètement décimé l’humanité, et la civilisation n’est plus qu’un doux souvenir. L’Europe toute entière est devenue une zone de danger, où la survie n’est plus possible qu’à l’intérieur de villes ou de villages fortifiés. Les règles sont importantes dans la zone de danger. Même un enfant sait cela. Jusqu’à ce qu’il devienne adolescent… Benjamin Von Eckartsberg et Thomas Von Kummant,  réussissent un coup de maître pour Paquet

Grand Prix 2014

Le Grand Prix a été attribué à Bernard Hislaire, alias Yslaire, alias Syslaire. Un hommage lui a été rendu lors de la cérémonie de remise des prix par les comédiens qui ont interprété des scènes chantées inspiré de l'univers d'Yslaire et plus particulièrement de Sambre et de Bidouille et Violette.

Meilleur album 2014

Romain Renard reçoit le prix pour son album intitulé "Melvile", récit d'un homme hanté par son passé qui retrouve peu à peu le courage de vivre une relation. L'ambiance très particulière se poursuit avec une bande son, un spectable, une application pour tablettes, ... qui font de Melvile un projet multimédia sans égal.

Meilleure série 2014

Le prix de la meilleure série 2014 a été attribué à Murena de Jean Dufaux et Philippe Delaby. Traduite en plusieurs langue, cette série basée dans la Rome antique mélange manipulations et trahisons. Le lecteur suit le parcours du jeune empereur Néron, dans une narration aussi belle que le dessin. Devenue un incontournable de la bande dessinée, Murena reste dans le coeur comme dans les esprits.

Grand Prix 2013

Cosey a reçu le Grand prix de l'édition 2013. L'hommage rendu par les comédiens revisitant son oeuvre maîtresse, Jonathan, était particulièrement réussie.

Meilleur album 2013

le prix du meilleur album 2013 a été attribué à Emmanuel Lepage pour Un printemps à Tchernobyl, récit tout en sensibilité d'un voyage particulier. En avril 2008, il se rend à Tchernobyl pour rendre compte, par le texte et le dessin, de la vie des survivants et de leurs enfants sur des terres hautement contaminées, ce qu'il découvrira sur place est bien loin des clichés...

Meilleure Série 2013

Ils sont cinq ... mais ils sont seuls Il y a d'abord Yvan, 9 ans, l'artiste rigolo et carrément lâche. Il y a ensuite Leïla, 12 ans, la garçonne énergique et optimiste. Viennent ensuite Camille, 8 ans, la naïve généreuse et moralisatrice et Terry, 5 ans et demi, le gamin turbulent et attachant. Et puis, il y a aussi Dodji, 10 ans, l'ours au grand coeur. Ces cinq enfants se réveillent un matin et constatent que tous les habitants de la ville ont mystérieusement disparu. Que s'est-il passé ? Où sont leurs parents et amis ? Ils se retrouvent livrés à eux-mêmes dans une grande ville vide et vont devoir apprendre à se débrouiller... SEULS ! de Fabien

Grand Prix 2012

Le Grand Prix a été attribué à Maryse et Jean-François Charles, époux respectivement scénariste et dessinateur, succédant ainsi à Midam, Hermann, Jean-Claude Servais et Dany. Un hommage leur a été rendu lors de la cérémonie de remise des prix par les comédiens déguisés qui ont formé un joli panorama des personnages de leurs oeuvres, du Bal du rat mort en passant par Les pionniers du Nouveau Monde et War & Dreams.

Meilleur album 2012

Olivier Grenson reçoit le prix pour son album intitulé "La douceur de l'enfer", l'histoire en diptyque publiée au Lombard de Billy Summer qui quitte San Francisco pour la Corée afin d'exaucer le voeu de sa grand-mère qui n'a jamais pu rendre hommage à son époux décédé durant la guerre de Corée. 

Meilleur album étranger 2012

Le prix du meilleur album étranger a été attribué à "Vietnam 1965", de Joe Kubert aux éditions US Comics. L'artiste américain n'était pas présent à la remise des prix mais son trophée a été remis entre les mains de "pionniers" ayant pour mission de ramener le prix au pays...

Grand prix 2011

De son vrai nom Daniel Henrotin, Dany a toujours rêvé de faire de la bande dessinée. Son coup de crayon lui a valu de nombreux succès, dont la série délicieusement onirique " Olivier Rameau", où se mélangent fantaisie et humour. Egalement, dans un autre style, "Histoire sans héros", sur un scénario très réaliste de Jean Van Hamme ; mais aussi les fameux recueils de gags coquins "Ça vous intéresse ?" . dans lesquels DANY montre son talent exceptionnel pour dessiner les jolies filles déshabillées. Bref, ce qui caractérise le mieux sa carrière, c'est la diversité.

Meilleur album 2011

Œuvre surprenante, « Page Noire » est le fruit d’une symbiose entre deux scénaristes, Frank Giroux et Denis Lapière (qui signe aussi sous le pseudo de Delaney), et le dessinateur Ralph Meyer au éditions Futuropolis. Emplie de suspens, l’intrigue de cet album est un mélange parfaitement coordonné des influences des deux grands scénaristes, que le coup de crayon de Ralph Meyer transcrit harmonieusement par deux styles graphiques légèrement différents.

Meilleur album étranger 2011

Scénariste, dessinateur et coloriste italien, Davide Reviati surprend avec son album « Etat de veille » (Morti di sonno) aux éditions Casterman. Avec une puissance graphique peu commune, ce récit est une satire accablante contre toutes les formes d’aliénation et de déshumanisation de notre «modernité », qui a remporté de nombreux prix, tels que le prix du meilleur album au Festival de Naples ou encore celui du meilleur album aux BD Award de Paris.


Grand Prix 2010

Jean-Claude Servais est le dessinateur et scénariste de ses propres albums. Son crayonné délicat emmène le lecteur dans un univers à la fois féerique et réaliste. Les atmosphères sont apaisantes, la nature magnifiquement bien rendue, les histoires mystérieuses et envoûtantes, les femmes belles et courageuses. Depuis la publication de ses premières planches en 1975, Jean-Claude Servais s’est affirmé comme un merveilleux conteur.

Meilleur album 2010

Benoît Drousie, alias Zidrou, scénariste de la série à succès de « L’élève Ducobu » scénarise « Lydie » remarquablement dessinée par Jordi Lafebre est une jolie et touchante réussite, totalement déroutante, mais cet album de Dupuis a fait l'unanimité du jury.

Meilleur album étranger 2010

« Jazz Maynard », ce polar aux airs de jazz, est l’œuvre de deux jeunes talents espagnols : Raule et Roger Ibáñez Ugena. Excellent scénariste barcelonais, Raule remporte déjà, en 1993 (il a 22 ans !), le «Prix du meilleur scénario dessiné» du concours de BD d’El Prat del Llobregat (Espagne) et contribue, par la suite, à la création de nombreux scénarios. Alors que Roger gagne, en 1994 (il a 17 ans !), le premier concours manga des éditions Norma. Tous deux se sont rencontrés à la fin des années 90’ et ne se sont plus jamais quittés. De là en découlent des séries telles que « Jazz Maynard », oubliée chez Dargaud, histoire décoiffante aux dessins souples et surprenants.

Grand prix 2009

Remarqué pour ses talents de dessinateur, Hermann Hupen, dit « Hermann», n’en est pas moins un scénariste de talent qui a su faire ses preuves avec sa série « Jérémiah ».
Exigeant, curieux, bosseur, Hermann publie près de soixante albums en 30 ans de carrière. Il reçoit de nombreux prix, dont le Grand Prix Diagonale en 2009.

Meilleur album 2009

Superbe, insolite, saisissant. On épuiserait vite les qualificatifs pour ce copieux livre que nous offrent Marie Pommepuy et Sébastien Cosset, signant Kerascoet, et Fabien Vehlmann.
Ils ont brodé un conte noir, une quête naturaliste, extravagante et grinçante au fil des quatre saisons. Les esprits de Tim Burton, ou de Hayao Miyazaki, mais aussi celui de David Lynch, flottent sur ces Jolies Ténèbres publiées chez Dupuis.

Meilleur album étranger 2009

Jeune talent italien, reconnu dans son pays dès 2004 pour son trait de crayon à la fois classique, élégant et ironique, Paolo Cossi rencontre un réel succès à l’étranger grâce à son album Medz Yeghern – Le Grand Mal, chez Dargaud. Choqué par l’histoire du génocide arménien de 1915, Paolo Cossi en fait  un récit pédagogique et bouleversant.
Quatre génocides ont été officiellement reconnus par l’ONU. Celui commis par l’empire ottoman à l'encontre du peuple arménien, le premier du 20e siècle, en fait partie. Le gouvernement des Jeunes Turcs a profité du contexte historique pour justifier le massacre de plus d’un million de personnes. Désertion, pacte avec les Russes, autant de prétextes dont les conséquences furent dramatiques : tortures, actes de barbarie, déportation et exécution des prisonniers…
Paolo Cossi, jeune auteur italien, revient avec Medz Yeghern sur le calvaire subi entre 1915 et 1916 par tout un peuple. Le récit suit le destin d’hommes et de femmes, acteurs ou spectateurs de l’une des plus atroces tragédies du siècle dernier, qu’il s’agisse d’Amar, soldat arménien en fuite et témoin de l’assassinat de ses compagnons, de Mona, seule rescapée de sa famille décimée, ou de Wegner, officier allemand ayant voulu dénoncer, à ses dépends, le drame qui se dessinait sous ses yeux. Quelques touches optimistes parsèment ces histoires: une amitié naissante entre un Turc et un Arménien, une poignée d’élans de solidarité salvateurs ainsi qu’une conclusion ouvrant sur la commémoration du génocide par les Arméniens, symbole de l’avènement d’une nouvelle nation.

Grand Prix 2008

Tombé dans le monde artistique un peu par hasard, Michel Ledent, alias Midam, se révèle être un dessinateur et scénariste qui crée l’enthousiasme. Avec son personnage Kid Paddle, qui débarque dès 1993 dans le journal de Spirou, il récolte un succès qui lui permet d’en faire une bande dessinée à part entière. Il crée d’autres personnages pleins d’humour (Game Over, Grrreeny,...)

Meilleur album 2008

Auteur et illustrateur, Emile Bravo respecte les lignes traditionnelles de la bande dessinée d’aventure pour enfants. « Le journal d’un ingénu » est la 115e aventure de Spirou et Fantasio chez Dupuis et le 4e « one-shot » d’une collection spéciale lancée en 2006. Cet album relate les origines du groom et de sa rencontre avec son ami Fantasio, un jeune journaliste inconscient qui va déclencher l'apocalypse !
Et pourtant cette guerre aurait pu être évitée ! Des pourparlers entre émissaires polonais et Karl Von Glaubitz, premier secrétaire du ministre allemand des affaires étrangères Von Ribbentrop, à Bruxelles, étaient dans une impasse lorsqu'un jeune groom du Moustic Hôtel, prénommé Spirou, a proposé une solution tout à fait originale au problème délicat de Dantzig qui semblait convenir à toutes les parties en présence. C'est à ce moment-là que le jeune Fantasio, un de nos collaborateurs à la rubrique des chiens écrasés, a surgi et tenté d'obtenir des informations auprès du délégué allemand. Devant le refus de celui-ci, une rixe éclata au cours de laquelle le jeune inconscient aurait flanqué son poing dans la figure du dignitaire nazi qui l'aurait assez mal pris. On s'attend à des représailles imminentes de la part de l'Allemagne. Des bombardiers de la Luftwaffe auraient décollé à l'aube en direction de la frontière polonaise...

Meilleur album étranger 2008

Dessinateur, scénariste et coloriste italien, Vittorio Giardino entre dans le monde de la bande dessinée après avoir exercé (pendant 10 ans) le métier d’ingénieur.
Grâce à un dessin limpide et pur et à un scénario bien ficelé, dans ce tome 3, Vittorio emmène son personnage Max Fridman, un espion français, au cœur des tumultes de la guerre d’Espagne. Chez Glénat.
¡ No pasarán !... Ils ne passeront pas !...
¡ Han pasado !... Ils sont passés ! Le 18 juillet 1936, la guerre d'Espagne éclate. Pour les services d'espionnage et de contre espionnage, la Deuxième Guerre mondiale a déjà commencé… Giardino, de son trait limpide et lumineux, plonge Max Fridman dans la tourmente espagnole. Le récit est feutré et violent tout à la fois, et on y trouve une parfaite alchimie entre un scénario réglé comme une horloge et un dessin d'une grande pureté, par un maître du neuvième art.